vendredi 14 novembre 2014

Rendu des huit épisodes et de l'opuscule

Mon travail touche à sa fin. Ainsi, je rendrai, lundi matin, mon opuscule au secrétariat, et mes huit épisodes définitifs apparaîtront sur Scolcast. 
Je profite donc de cette fin de semaine pour apporter de dernières éventuelles modifications, avant l'échéance du 17 novembre. 

lundi 3 novembre 2014

Lundi 3 novembre 2014

J'ai profité du week-end pour terminer les divers enregistrements et montages techniques. Je publierai, ce soir, l'intégralité de mon émission sur Scolcast, vous pourrez également vous référer à l'article publié sur mon Journal réflexif tout en écoutant les nuits épisodes de l'émission. 
Je me concentrerai, dès cette semaine, sur la rédaction de mon opuscule, et j'essaierai de commenter vos épisodes également.

dimanche 26 octobre 2014

Travail de vacances

J'ai profité de ces quelques jours de congé pour corriger mes épisodes, en fonction des remarques qui m'ont été faites. Tout au long de ce travail, j'ai rédigé un article qui concernera et complétera l'ensemble, et que je publierai sur mon Journal réflexif lorsqu'une nouvelle version de mes épisodes figurera sur Scolcast. 

lundi 15 septembre 2014

Samedi 13 septembre

J'ai eu rendez-vous, samedi dernier, avec la première intervenante que j'avais rencontrée. 

Ayant eu des problèmes de bruit lors de notre première rencontre, nous avions toutes deux convenu de nous revoir, afin de réaliser une interview. Nous avions donc rendez-vous début septembre, mais suite à un imprévu, nous avons dû repousser cette rencontre au samedi 13. 
J'ai donc attendu d'avoir réalisé cette interview, avant de finaliser le montage de mes épisodes, figurant aujourd'hui sur Scolcast.

Rendu de la troisième évaluation

J'ai publié, ce matin, la correction de mon premier épisode, suivie des cinq suivants. 

Le lien de mon blog Scolcast est le suivant (il figure également sur mon “Journal réflexif“): http://www.scolcast.ch/podcast/126/926

lundi 18 août 2014

Dimanche, 10 août 2014

Indépendamment de la remise en question de ma problématique, j’ai commencé à établir le plan de mon second épisode. Ce dernier sera centré sur la question suivante: “Quelle a été l’importance du contexte de l’époque, dans la mise en place de ces placements forcés?“. 
J’ai également pris rendez-vous avec deux de mes intervenants, qu’il est prévu que je rencontre au début du mois de septembre.

jeudi 17 juillet 2014

Rencontre avec ma première intervenante

J'ai rejoint, cet après-midi, ma première intervenante. Nous avons beaucoup parlé et je lui ai présenté mon projet, en lui faisant également lire les questions que je souhaiterais lui poser. 
Malgré tout, j'ai rencontré quelques difficultés générales que je détaillerai sur mon "Journal réflexif".
Il est prévu que nous nous revoyions bientôt, notamment dans le but de réaliser l'une de mes premières interviews.

samedi 5 juillet 2014

Je rencontrerai, le 17 juillet prochain, l'une des personnes que j'avais connues à l'occasion de la marche solidaire du mois dernier. J'espère pouvoir réaliser ma première interview.
J'ai également commandé mon ouvrage de référence, que j'avais dû rendre à la bibliothèque plus rapidement que prévu.

vendredi 20 juin 2014

Marche de solidarité et dépôt de l'initiative populaire à l'ONU par Monsieur Jean Ziegler

J'ai donc eu la chance d'assister et même de prendre part hier à cette manifestation, qui se déroulait à Genève, sur la place des Nations. Voici donc un résumé de cette journée, afin que je n'en oublie nul détail.

9 heures tapantes, me voilà avec une heure d'avance au lieu de rendez-vous. J'ai donc le temps de relire correctement les quelques documents que j'ai avec moi, de faire un ou deux essais avec l'enregistreur, et de préparer mon appareil photo pour l'arrivée des marcheurs. Impatiente, j'en ai très rapidement fini avec cette préparation, et je rejoins deux hommes assis parmi les touristes pour leur demander l'heure. Ces derniers me répondent en allemand, en me questionnant à leur tour sur le motif de mon attente. On échange quelques paroles, j'apprends qu'ils ont tous deux été victimes de placements forcés au cours de leur enfance, mais ceci en Allemagne. Ils sont donc également présents pour la manifestation, et ont marché depuis Freiburg pour s'y rendre. La situation des victimes de placements en Allemagne est différente, mais il a été difficile pour moi de comprendre les termes juridiques précis employés en allemand. 
Quelques instants plus tard, deux journalistes français nous rejoignent, attendant eux aussi l'arrivée des manifestants. L'un d'entre eux me remet le nom de son article concernant le sujet, rédigé l'an dernier. Ce *reportage supplémentaire pourra m'être utile, il complètera ceux que j'ai, à ce jour, récoltés. 
Puis, tout s'enchaîne très rapidement. Les marcheurs surviennent, précédant quelques cinq autres journalistes. J'ai l'occasion de parler avec un grand nombre d'entre eux, tous sont avenants et discutent, ne laissant personne à l'écart. J'ai le droit à un T-Shirt qui porte les inscriptions "Pour les victimes. Pour la Suisse." et "initiative-reparation.ch".
Monsieur Ziegler arrive ensuite, une des victimes lui remet l'initiative et ce dernier nous touche quelques mots. 
C'est l'un des moments les plus intéressants pour moi: munie de mon appareil photo ainsi que de l'enregistreur prêté, je m'affaire autour des autres reporters tout en essayant de les imiter. Je profite ainsi des questions qui sont posées à Monsieur Ziegler, notamment, et ai la chance de pouvoir enregistrer une grande partie de son discours.
À la suite de cela, tout le monde quitte la place pour se rendre à la grande Poste, rue du Mont-Blanc, afin de récolter des signatures supplémentaires. J'effectue le trajet en compagnie de trois femmes, puis nous rejoignons d'autres victimes avec qui j'ai l'occasion de parler.
Cette première expérience “sur le terrain“ m'a beaucoup plu, j'ai trouvé très intéressant de pouvoir observer de près les différents postes occupés par les journalistes (audio, vidéo, photo, prise de note, etc). J'ai également pu me rendre compte de la rapidité avec laquelle les évènements se succèdent. 
J'espère pouvoir revoir bientôt les personnes qui seraient d'accord d'apporter quelque chose à mon projet.



Monsieur Jean Ziegler et Madame Ursula Biondi



  L'une des victimes allemandes présentes, 
qui a réalisé cette sculpture.


















                                                            
                                                                 
                                                          Madame Ursula Biondi présentant l'initiative populaire


*http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/suisse-le-scandale-des-enfants-parias_1265422.html

mercredi 18 juin 2014

Je vais profiter de cette journée pour m'entraîner à employer l'enregistreur, et pour avancer dans la chronique de mon premier épisode. 

Voici les difficultés rencontrées à ce jour: 
-Je trouve qu'il est très compliqué de concilier la charge de travail de cette fin d'année (dernières notes, etc.) et le travail de maturité. Je n'ai pas pu avancer autant que je l'aurais souhaité.
-Je me suis rendu compte qu'il est plus difficile que ce que je pensais de trouver des intervenants.

jeudi 12 juin 2014

Mon rendez-vous du 19 juin n'aura finalement pas lieu, pour des raisons personnelles. 
Il est évident que la thématique de mon sujet est extrêmement délicate, j'espère quand même pouvoir trouver des intervenants qui puissent appuyer ce qui sera dit au cours de mon émission. 

lundi 9 juin 2014

Article du 01/06/2014, 24heures, "L'initiative populaire sur la réparation est bien partie"

"ENFANTS PLACES 
L'initiative populaire sur la réparation est bien partie

Le teste, qui demande des compensations pour l'injustice faite aux enfants placés de force, a déjà récolté après deux mois quelque 45'000 signatures sur les 100'000 exigées.

L'initiative populaire sur la réparation, qui demande des compensations pour l'injustice faite aux enfants placés de force, a déjà récolté après deux mois quelque 45'000 signatures sur les 100'000 exigées, selon les initiants. Le délai pour la collecte court jusqu'au 1er octobre 2015.

"Ce résultat intermédiaire après deux mois seulement nous permet de croire pouvoir déposer le texte cette année encore", a indiqué le mentor de cette initiative, Guido Fluri, dans une interview aux journaux Zentralschweiz am Sonntag et Ostschweiz am Sonntag. (...)

Le texte demande la création d'un fonds de 500 millions de francs en faveur des victimes des mesures de coercition prises avant 1981 à des fins d'assistance de même qu'une étude scientifique indépendante sur cette pratique révolue. La récolte de signatures coûte un million de francs à la fondation mise sur pied par Guido Fluri.

La Confédération va indemniser dans un premier temps les victimes de ces traitements par un fonds d'environ cinq millions de francs alimenté par des loteries cantonales et d'autres institutions. L'Office fédéral de la justice l'a annoncé en janvier dernier suivant une recommandation formulée par une table ronde incluant les personnes concernées."

Article du lundi 9 juin 2014, 24heures, "Les enfants placés doivent être dédommagés"

"INITIATIVE "Les enfants placés doivent être dédommagés"

Une fois n'est pas coutume, les journalistes n'étaient pas seuls à Berne pour assister à la conférence de presse du comité interpartis pour le lancement de l'initiative dite "sur la réparation" qui réclame une réparation financière pour les enfants placés de force ou ayant subi un internement abusif. (...) 

Le texte demandant la création d'un fonds de 500 millions de francs va être lancé. (...) Elles recevraient quelque 25'000 francs par personne. L'initiative est soutenue par des élus de toutes les formations politiques sauf l'UDC. (...)

L'initiative "sur la réparation" est chapeautée par la fondation Guido Fluri, lui-même victime de placement pendant son enfance. "Dans leur enfance et leur jeunesse, parfaitement innocents, ils ont été atteint dans leur intégrité physique, morale et sexuelle. Ces personnes ont été privées de tout droit au bonheur, à l'égalité et à l'épanouissement de leur personnalité. Et cela en Suisse, berceau de la démocratie et pays exemplaire de la justice sociale", a-t-il déclaré. (...) 

Le conseil fédéral a présenté ses excuses aux intéressés pour les souffrances endurées, tandis que le Parlement a réhabilité moralement les personnes placées par décision administrative. Cependant, la plupart des victimes, fortement traumatisées et gravement lésées, n'ont obtenu jusqu'ici aucune réparation financière, s'insurgent les représentant du comité d'initiative. 

L'initiative demande à la Confédération de créer un fonds doté de 500 millions en faveur des victimes des mesures de coercition prises jusqu'en 1981. Les moyens seraient attribués selon la gravité de l'injustice subie, par une commission indépendante. Le texte exige aussi une étude scientifique approfondie et un débat de société sur ce plan sombre de l'histoire suisse.

"Le fonds n'enrichira personne, mais cette réparation, combinée avec l'étude du passé, pourra alléger la détresse des personnes concernées, qui vivent souvent en marge de la société", a dit Guido Fluri.

Par ailleurs, l'initiative réclame une étude scientifique pour mieux comprendre ce chapitre sombre de l'histoire suisse. Au niveau international, beaucoup d'argent a été dépensé pour le traitement des cas d'abus scientifique, a relevé Ueli Mäder, professeur de sociologie de l'Université de Bâle. Ainsi en Allemagne, les anciens enfants placés dans des foyers vont toucher 320 millions d'euros, les USA ont déjà payé 2 milliards de dollars pour 10'000 victimes d'abus sexuels. Enfin, en Irlande, l'Etat et l'Eglise ont versé 1,2 milliard d'euros après des mauvais traitements commis par des prêtres.
"L'étude scientifique de ce chapitre de notre histoire et un vaste débat social sont tout aussi importants que la réparations financière", a souligné le sociologue. Il a rappelé que les autorités ont souvent mis les archives sur ce sujet sous scellés.
"Attirer l'attention sur le fait que nous sommes tous concernés atténue le sentiment de culpabilité personnelle que ressentent fortement les victimes qui vivent souvent des situations d'isolement et qui sont souvent socialement défavorisées".

Dès cet été, un fonds d'aide immédiate géré par la Chaîne du bonheur attribuera un premier coup de pouce aux personnes en détresse financière. Mais il ne sera alimenté qu'à raison de 5 à 8 millions par des loteries cantonales et d'autres institutions.
Une table ronde réunissant les milieux intéressés sous *l'égide de la Confédération prévoit d'attribuer ensuite une réparation financière plus conséquente. Mais un fonds nécessite des bases légales et au Parlement, il ne se trouverait aucune majorité pour une telle solution, a relevé la conseillère nationale Jacqueline Fehr (PS/ZH).

L'initiative populaire est donc un moyen de faire pression au travers de la population et d'empêcher l'échec du processus législatif, selon elle. "Nous devons éviter que les victimes se retrouvent en fin de compte privées de toute aide".
Et Ursula Haller (**PBD/BE) de rappeler que l'Union suisse des paysans a refusé de participer au financement des mesures de réparation immédiate, alors même que nombre d'enfants ont été placés dans des fermes pour y être exploités.
Même si la plupart des abus sont juridiquement prescrits, la responsabilité de l'Etat et de la société de faire face à cette injustice demeure, a jugé le conseiller aux Etats Joachim Eder (***PLR7ZG). "Au titre de ****l'équité historique, la réparation financière est le moyen éprouvé et le plus efficace de reconnaître les erreurs". Le temps presse, beaucoup de victimes sont âgées, a ajouté son collègue Luc Recordon (Verts/VD). Pour lui, "une réparation des torts n'est pas seulement une question de justice élémentaire, mais aussi de décence"."

*égide: bouclier
**PBD: parti bourgeois démocratique (centre-droite)
***PLR: parti libéral-radical
****équité: impartialité

Rendez-vous du 19/06/2014

Le 19 juin prochain, j'ai rendez-vous avec Monsieur Engel, que j'avais rencontré lors de la transmission du film réalisé par sa fille, lui-même intitulé Engel. 

mercredi 4 juin 2014

http://www.24heures.ch/suisse/Les-enfants-places-de-force-doivent-etre-dedommages/story/17961993

http://www.24heures.ch/suisse/initiative-populaire-reparation-partie/story/13881007/print.html

dimanche 25 mai 2014

"Enfants placés: Genève créera sa propre instance" Le Temps, samedi 19 avril 2014

"Fonds Le canton veut faire mieux que la Confédération
Genève va mettre en place une instance indépendante chargée d'étudier les cas d'enfants placés de force (...) le canton ne veut pas payer pour la faute des autres en alimentant le fonds national d'aide immédiate *au prorata de sa population.
"S'il s'avère que notre canton a failli à sa responsabilité, nous ferons encore mieux que la Confédération, mais de manière indépendante", explique le chef du Département de l'emploi, des affaires sociales et de la santé. 

Fonds national dès cet été
Le fonds national d'aide immédiate pour les enfants placés de force fonctionnera dès cet été. Fort de 7 à 8 millions de francs, il sera alimenté sur une base volontaire par les cantons, les Villes, les communes ou par d'autres institutions et organisations ou donateurs privés. Genève avait indiqué envisager un financement en fonction du nombre d'enfants placés."

*au prorata = à proportion de

dimanche 11 mai 2014

Engel, un film de Muriel Jaquerod

"En Suisse, jusqu'en 1970, des milliers d'enfants ont été enlevés à leur famille et placés dans des conditions inacceptables. 

Engel a été l'un d'entre eux. De 9 à 16 ans, il a été exploité  comme valet de ferme : travail et maltraitantes étaient son quotidien. De temps à autre, il avait accès aux bancs d'école. 

Aujourd'hui, Engel est un peintre autodidacte. À l'âge de 75 ans, il retourne sur les lieux de son enfance afin de livrer son témoignage sur cette période de sa vie."

J'ai eu la chance de visionner ce film/documentaire lundi dernier, à Aubonne, en présence de Mr. Engel et de la réalisatrice, sa fille. 

Après cette rencontre, j'ai profité de leur écrire et j'espère pouvoir obtenir leur aide et leurs conseils pour guider mon travail. 

Voici une maigre prise de note qui m'aidera à garder un souvenir de ce documentaire ainsi que de ce qui a été prononcé après.

"J'étais obligé de communier (...)" 
"Ça serait juste que l'on nous indemnise, au moins symboliquement..."
"J'ai toujours eu l'impression d'être le seul, je ne savais pas qu'il existait d'autres enfants comme moi (...)"
Concernant l'indemnisation: "On ne sait pas jusqu'à quand ça durera..."
"Je ne disais pas que l'on recevait de l'affection, mais de l'infection."
"Soixante ans après, on est encore au début des réclamations."

Le témoignage d'Edmond Engel est différent de ceux que j'ai déjà eu l'occasion de parcourir. "Le but n'était pas d'en faire quelque chose de larmoyant", nous dit Muriel Jaquerod. En réalisant ce film, elle souhaitait avant tout travailler sur quelqu'un de reconstruit, elle avait pour but de faire apparaître une certaine force, une puissance, à travers le montage technique. 

lundi 28 avril 2014

J'ai aujourd'hui pu prendre contact avec la personne qui s'occupe de l'association Verdingkinder Reden, à qui j'avais initialement parlé, et qui m'avait conseillé divers ouvrages.
J'espère recevoir une réponse positive de sa part, peut-être que cette dernière connaît des gens qui seraient prêts à témoigner pour mon émission. 
Je souhaiterais également prendre contact dans les semaines qui suivent avec le responsable des photos de Paul Senn, afin de lui demander le droit de les utiliser pour mon projet. 

samedi 26 avril 2014

Mercredi 16 avril 2014 "Bientôt un soutien financier pour les enfants placés"

"Fonds d'urgence Les demandes d'aide pourront être déposée dès juin
L'aide est modeste et limitée. Mais les Suisses qui ont été victimes de mesures de coercition à des fins d'assistance pourront bientôt recevoir un soutien financier s'il se trouvent en situation de détresse. Les demandes pourront être déposées dès le mois de juin auprès de la Confédération. Un comité mixte les traitera et confiera à la Chaîne du bonheur le soin de verser les premières contributions dès le mois de septembre. Ce calendrier a été précisé mardi, au lendemain de la signature d'une convention entre les parties.
Difficile de prévoir le nombre de demandes qui seront déposées. Jusqu'en 1981, des milliers de Suisses - jeunes pour la plupart - ont été placés de force dans des institutions et établissements pénitentiaires pour des raisons notamment de paresse ou de libertinage. Maltraités, abusés, exploités, ils en ont souvent conservé de graves séquelles. Mais certains sont déjà décédés, d'autres veulent tourner la page et n'iront probablement pas frapper à la porte de la Confédération. 
Le parlement a déjà reconnu l'injustice de ces placements. Le Conseil fédéral s'en est excusé. Une initiative vient d'être lancée demandant la création d'un fonds de 500 millions pour réparer le tort fait à l'ensemble des victimes. Parallèlement, un projet de loi visant le même objectif sera soumis au parlement en 2015. La procédure prendra du temps.

Cantons divisés
Le fonds d'aide d'urgence est ainsi un premier geste pour les personnes atteintes dans leur intégrité qui se trouvent aujourd'hui dans une situation financière précaire. Il sera alimenté selon une base volontaire et devrait s'élever à 8 millions de francs suisses, ce qui permettra de verser des contributions situées entre 4000 et 12 000 francs suisses. Une dizaine de cantons ont déjà donné leur accord pour y participer. Plus grand contributeur, Zurich attend l'aval de son parlement. Deux cantons ont pris une décision négative: Genève et Neuchâtel. Comme le précisait récemment au Temps le conseiller d'Etat genevois Mauro Poggia, il ne s'agit pas d'une opposition sur le fond mais sur la forme, le canton contestant notamment le critère de répartition de l'effort financier selon le nombre d'habitants. L'Union suisse des paysans a également pris une première décision négative."

La Côte, mercredi 16 avril 2014 "Aide d'urgence pour les enfants placés"

"MESURES DE COERCITION Le plan d'aide aux victimes se met en place. Un soutien financier sera versé cette année aux plus démunis. La solution définitive dépend du parlement, voire du peuple.
(...) Le Conseil fédéral a déjà exprimé ses excuses pour le tort causé, mais on entre maintenant dans la phase de réparation. Une convention a été signée, lundi soir (14/04/2014), avec la Chaîne du bonheur, qui administrera un fonds d'aide immédiate destiné aux plus démunis. Cette mesure transitoire permettra de parer au plus pressé en attendant la solution définitive, qui prévoit des prestations financières pour l'ensemble des victimes. Les personnes concernées peuvent déposer une demande d'aide dès le 1er juin. Les premiers versements interviendront en septembre.
(...) 'Seule une part minime de ces 20 000 victimes bénéficiera d'une aide immédiate', souligne Reto Brand, à l'Office fédéral de la justice. 'Il s'agit d'apporter une aide ponctuelle, rapide et non bureaucratique à des personnes souvent âgées qui sont dans une situation financière précaire. Cela n'a rien à voir avec un dédommagement. Ce soutien pourrait bénéficier à un millier de personnes environ.' Les critères d'attribution sont les mêmes que ceux des prestations complémentaires AVS-AI. Les personnes qui les remplissent recevront une contribution unique comprise entre 4000 et 12 000 francs selon les cas. Elle proviendra d'un fonds parapublic qui devrait être doté de sept à huit millions de francs, pour autant que les cantons, qui en seront les principaux contributeurs, tiennent leurs promesses. La Conférence des directeurs cantonaux des affaires sociales avait recommandé, fin janvier, un versement de cinq millions. Des montants provenant de loteries, de communes ou de donateurs privés compléteront la mise.
Conformément au plan d'action de la table ronde mise en place par Simonetta Sommaruga, une solution définitive suivra. Mais pas avant trois ou quatre ans, car il faut attendre l'aval des Chambres fédérales. Celles-ci seront mises sous pression par une initiative populaire, lancée début avril, qui préconise un fonds de 500 millions de francs permettant d'allouer 25 000 francs à chacune des 20 000 victimes. Le parlement pourrait retenir un contre-projet prévoyant un montant inférieur. 
Quoi qu'il en soit, la table ronde propose d'accorder une somme identique à toutes les victimes, car elle juge impossible d'établir une gradation des injustices sociales. 'Les personnes qui reçoivent une aide immédiate recevront également la réparation votée par le parlement', souligne Reto Brand."


parapublic: relatif à l'économie mixte, dont les capitaux appartiennent au secteur public et au secteur privé
aval: approbation